Collection gratuite et virtuelle

Pour aider à améliorer le site, vous pouvez transmettre des cartes postales.
Scannez ainsi les documents dans une résolution maximum en JEPG de préférence.
Envoyez-les ensuite à l'adresse suivante : bsdjack@laposte.net

Toutefois aucune réponse ne sera établie sur demande d'achat de cartes.
BONNE VISITE ET MERCI

Retour index

3 - L'ARRIVEE DANS LES VOSGES


GARNISONS DU BATAILLON


1855 / Le 28 septembre, création à METZ (57).
1856 / Dissolution.
1870 / Le 21ème B.C.P. est réorganisé à SAINT-DENIS (93). Il participe aux opérations du siège de PARIS (75).
1871 / En garnison à MONTBÉLIARD (25) dans le château-citadelle de l'ancienne résidence des Princes.
1913 / Le 10 octobre, il arrive de Montbéliard pour tenir garnison à RAON L'ETAPE (88) à la  caserne Dutertre jusqu'au 29.07.1914. 
1914 / Le 2 août, il met sur pied le 61ème bataillon de Chasseurs à pied.
1915 / Le 23 mars, il participe à la formation du 107ème bataillon de marche à DAGNEUX (01).
1918 / En garnison à RAMBERVILLERS (88).
1920 / En garnison à GERARDMER (88).
1920 - 1923 / Occupation du territoire de MEMEL en Prusse orientale (Lituanie).
1923 / Dissolution peu après son retour de Lituanie.
1938 / En juillet et septembre, il est remis sur pied.
1939 / Le 25 août au fort de LOMONT (70) remise sur pied du bataillon.
1940 / Le 4 juillet, environ 150 chasseurs du 21ème B.C.P. sont intégrés au 152ème R.I. à CLERMONT-FERRAND (63).
1959 / Récréation à la caserne Roc de GRANVILLE (50). Centre d'instruction d'appelés pour l'Algérie à la suite de la 3ème demi-brigade de Chasseurs stationnée en ce lieu depuis 1955. Les recrues sont dirigées ensuite en Kabylie au 28ème B.C.A. à SIDI-AÏCH et au 29ème B.C.P. de EL KSEUR puis le 31ème B.C.P. à TIARET.
1963 / Dissolution.

QUARTIER DUTERTRE à RAON L'ETAPE (Vosges)

En 1913, la menace d’un conflit avec l’Empire allemand se ressent de plus en plus. Le service militaire de trois ans se rétablit et les communes proches de la frontières se voient ainsi doter de casernes formant une garnison prête à intervenir. 

A de nombreuses reprises, Raon l’Étape cherche alors à obtenir une place forte en offrant de très larges subventions. Comme Baccarat (54), Senones (88) et Saint-Dié (88), dès 1890, Raon l’Étape (88) s’affecte donc un quartier qui prend le nom de DUTERTRE. 

Baptisé du nom du capitaine DUTERTRE du 7ème bataillon de chasseurs alpins, capturé et décapité par les hommes d’Abd-El-Khader lors des combats de Sidi-Brahim le 23 septembre 1843. 

Ce quartier est construit puis implanté en sortie du bourg, longeant anciennement le C.D. 9 sur la route menant en direction de Celles-sur-Plaine (88) puis au col du Donon (R.D. 392A), d’où le nom actuel : avenue du 21ème B.C.P.

Extrait de l'acte de construction des casernes DUTERTRE


 Les casernes Dutertre
La caserne DUTERTRE

SON ARRIVÉE DANS LES VOSGES

Le 1er octobre 1913, ce quartier DUTERTRE n’est pas encore achevé lorsque les premiers militaires s’y installent. Ensuite le vendredi 10 octobre, la majeure partie du contingent de ces  Diables bleus du 21ème Bataillon de Chasseurs arrive à pied de Montbéliard (25).

Le 21ème BCP à Montbéliard (25)

Sous les ordres du commandant RAUCH en tête sur son cheval, ce bataillon fait une entrée triomphale. Afin de recevoir avec honneur cette troupe qui amène avantages et compensations diverses, des préparatifs sont réalisés par les municipalités puis les riverains des localités de Raon l’Étape et de La Neuveville. Les rues, les maisons sont pavoisées, fleuries, décorées. Partout se dressent des arcs de triomphe grandioses où se lisent les souhaits de bienvenue puis de bon accueil. Toute la population participe et collabore à la décoration de la ville. Le 21ème Chasseurs est accueilli par une foule raonnaise en liesse qui se groupe d’union sacrée et de foi patriotique. 
A 9 heures, se rassemblent sur la place de la mairie (place Robert Tisserand), le conseil municipal, les pompiers, la fanfare, le sport, les sociétés d’anciens militaires et tous se portent au devant du bataillon vers l’avenue de Saint-Dié (rue Jacques Mellez). Des discours chaleureux sont prononcés, les chasseurs défilent dans les artères des communes au milieu des acclamations, des vins d’honneur sont offerts en mairies aux officiers et sous-officiers. 
L’après-midi dans les rues sans suivent cérémonies et manifestations. Il y a fête populaire puis aubades données par la fanfare et le sport raonnais. Le soir, illuminations générales avec feux d’artifices, concert et bal sur la place de la République. L’accueil est tel que ce même soir, le commandant RAUCH, à la fois surpris et charmé, se laisse aller à dire : «Qu’auraient bien pu faire de plus les raonnais, si nous étions revenus de Berlin».* La présence de cette troupe militaire modifie pendant près d’une année, la physionomie de la ville où elle amène une animation inaccoutumée laissant un impérissable souvenir. 
Jusqu’en date du 31 juillet 1914, ces soldats logent dans cette caserne nommée DUTERTRE. 

Arrivée du 21ème BCP à Raon l'Etape (88)

Néanmoins, le bataillon maintient un dépôt à Montbéliard (25) puis ultérieurement à Langres (52), Rolampont (52) et Clermont-Ferrand (63). 
Il ne quittera sa deuxième garnison de Raon l’Étape (88) que le 29 juillet, remplacé par le 229ème Régiment d’Infanterie de Réserve, commandé par le lieutenant-colonel GALBRÜNER (colonel, chef de Corps du 02 mai 1916 au 26 novembre 1917). 
C’est ainsi sous son numéro de bataillon que combattront la plupart des soldats de Raon l’Étape et de La Neuveville-lès-Raon. C’est sous ses fanions que tant d’entre eux tomberont pour la Patrie.

(*) Mentionnons que le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied n’est pas allé à Berlin mais plus loin. Après la guerre, il tient garnison à Memel, ville de l’extrême Allemagne près de la frontière russe.

Vente aux enchères publiques des casernes DUTERTRE

Jusqu'en 1922 ce fut la liquidation des achats fonciers concernant les casernes et les terrains dont l'Armée ne pouvait que faire. Jamais terminés, les bâtiments du 21ème bataillon de Chasseurs à pied ne lui furent utilisés que d'octobre 1913 à août 1914. Ainsi en 1926, l'ensemble fut mis aux enchères publiques en un seul lot. Aujourd'hui sur ces terrains, il ne reste qu'une ancienne écurie en bordure de route puis il a été bâtis un centre commercial à l'emplacement des anciens bâtiments à l'issue d'un relevé de terre important.

LE 21ème SUR LE TERRAIN 
& PRESTATIONS DIVERSES


Manœuvres et cérémonies


LE 229ème RÉGIMENT D'INFANTERIE DE RÉSERVE

CAMPAGNE 1914-1916 DU 229ème REGIMENT D’INFANTERIE
(Ce régiment étant dissous le 26 novembre 1917)

A LA MEMOIRE DE TOUS LES BRAVES DU 229E D’INFANTERIE 
MORT AU CHAMP D’HONNEUR POUR LA GRANDEUR DE LA FRANCE 
GLOIRE A EUX !
  
VOSGES ET ALSACE
(11 août 1914 – 19 mars 1915)

Le 229ème Régiment d’Infanterie de Réserve sous les ordres du lieutenant-colonel BIGEARD procède à sa mobilisation du 2 au 10 août 1914.

Il appartient à la 58ème Division, 115ème Brigade puis comprend deux bataillons, les 5 et 6ème.

Le 10 août 1914, veille du départ, le lieutenant-colonel passe la revue du régiment.

Dans une allocution de chaud patriotisme en parlant aux Morvandiaux, il fait vibrer dans l’âme de chacun d’eux, l’esprit de sacrifice et du devoir tout entier, consacré à la défense du pays.

Le 11 août 1914, le régiment quitte Autun par voie ferrée à l’effectif de 37 officiers et 2210 hommes rejoindre la frontière de l’Est.

VOSGES
(15 mars au 24 juin 1916)

Le 15 mars 1916, le 229ème R.I. est affecté à la 41ème Division, 152ème Brigade.

Embarqué à Bussang -88- le 17 mars, il arrive le 18 à Baccarat -54-.

Le régiment est désigné pour occuper les sous-secteurs de Celles-sur-Plaine -88- et de la Halte -88- où il reste jusqu’au 5 mai.

Cette région est particulièrement calme.

Le 2 mai 1916, le lieutenant-colonel GRARDEL quitte le commandement du 229ème pour prendre celui d’une brigade.

Le même jour, le lieutenant-colonel de cavalerie GALBRÜNER est nommé au commandement du 229ème.

Le 5 mai, le régiment va occuper les casernes de Raon-l’Etape.


Le lieutenant-colonel GALBRÜNER prend le commandement du régiment le 5 mai 1916. 
A cette date le 229ème est envoyé dans la région de Saint-Dié -88- où il fournit des détachements de travailleurs dans le secteur de La Fontenelle -88- pour exécuter des travaux en vue d’une opération offensive. Il reste dans cette situation jusqu’au 9 juin 1916.

Du 10 au 15 juin, il se rend, par voie de terre, dans la région de Bayon -54- et le 16 juin 1916 est formé à trois bataillons par l’adjonction d’un bataillon du 373ème Régiment d'Infanterie qui devient le 4ème bataillon.


A cette occasion, le colonel fait paraître l’ordre du régiment suivant :
«A partir de demain 16 juin, le 229ème aura trois bataillons ; c’est le 373ème qui vient d’être dissous et qui nous envoie son meilleur bataillon.
Le colonel compte bien que tout le monde fera un chaleureux accueil à nos camarades du 373ème qui après avoir vaillamment combattu, pendant deux ans, sous les plis de leur drapeau, ont eu la grande peine de ne pouvoir le mener à la victoire. C’est à nous tous à leur faire oublier cette pénible séparation et à leur montrer que ceux d’Autun se souviennent que Bonaparte est un ancien élève du collège de cette ville et que ce souvenir est un trait d’union avec nos frères corses.
Et tous réunis sous le drapeau du 229ème, nous irons le planter sur les rives du Rhin.»
  
DISSOLUTION DU RÉGIMENT

En descendant des tranchées de Verdun, le régiment apprend la fâcheuse nouvelle de sa dissolution en exécution de la note N° 2.096 du 2 septembre 1917 du général commandant en chef. 
La nouvelle de cette dissolution du régiment consterne chefs et soldats. Il est en effet pénible de voir disparaître brutalement tous ces liens de la plus franche camaraderie du régiment, cimentés par les dangers supportés en commun pendant plus de trois années ! 
Tous éprouvent un gros serrement au cœur à la pensée de quitter leur drapeau et d’être versés dans d’autres unités de la 2ème Armée. 
Mettant leur patriotisme au-dessus de cette pénible nécessité, ils font la promesse de continuer la lutte avec le même acharnement, aux cotés de nouveaux camarades, sous les plis d’autres drapeaux, tout leur dévouement et sacrifices étant acquis à la France bien-aimée. 
Le 20 novembre, le colonel GALBRÜNER quitte le régiment avec regret pour aller prendre le commandement du 167ème régiment d’infanterie. 

LISTE DES SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS DE CE REGIMENT

 

1916

RABEREAU Georges-L., Sergent, 26 avril 1916, Celles-s-Plaine -88-.
COCU Alfred, 2e classe, 22 mars 1916, La Halte près Celles sur Plaine -88-.
KRUGESHETZ Julien, 2e classe, 25 avril 1916, La Halte près Celles sur Plaine -88-.
BENOIT Marius, 2e classe, 28 avril 1916, hôpital militaire de Raon l’Etape -88-.
PHILIPPE J.-M., 2e classe, 5 avril 1916, La Halte près Celles sur Plaine -88-.
RAIMBAUD Henri-Adrien, 2e classe, 26 avril 1916, Celles sur Plaine -88-.
VAISSON Jean, 2e classe, 26 avril 1916, La Halte près Celles sur Plaine -88-.
VINCENT Claude, 2e classe, 26 avril 1916, hôpital de Raon l’Etape -88-.

Rappelons que ce corps composé de plusieurs unités a occupé les bâtiments du 21ème B.C.P. jusqu’au 9 juin 1916 avant d'être dissout le 26 novembre 1917.


02 mai 1916 - Jour de cérémonie au quartier Dutertre - 
Le lieutenant colonel GALBRÜNER est nommée au commandement du 221ème R.I.

LES CHEFS DE CORPS

BIGEARDLieutenant-colonel commandant le régiment à la mobilisation jusqu’au 7 janvier 1915
MESSIMY… Lieutenant-colonel du 15 janvier au 17 mars 1915
GRARDEL… Lieutenant-colonel du 18 mars 1915 au 1er mai 1916
GALBRUNER… Lieutenant-colonel (venant de la cavalerie) du 2 mai 1916 jusqu’à la dissolution du régiment, 20 novembre 1917.


Soldat du 221ème régiment d'Infanterie