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7 - JOURNAL DE MARCHE DU 21ème B.C.P. (1)


EFFECTIFS DU DÉPART DU JOUR


Le jour du départ, le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied comprend un État-major, 6 compagnies et 1 section hors rang. 
Il forme un premier échelon puis laisse à Raon l’Étape un encadrement pour le 2ème échelon en cas de mobilisation pour le 61ème Bataillon de Réserve de Chasseurs à Pied et le dépôt.


TABLEAU NOMINATIF DES OFFICIERS


État-Major
Chef de bataillon RAUCH, commandant le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied
Lieutenant HUGUENOT, officier de détails
Lieutenant BESSEMOULIN, officier d’approvisionnement
Lieutenant MADON, commandant la section de mitrailleuses
M. BADIE, médecin major de 2ème classe
1ère compagnie
Cne SERENIS
Lt MEYER
2ème compagnie
Cne FRANCILLARD
Lt LAVOCAT
S/Lt SANGUET
3ème compagnie
Cne GAITET
S/Lt VICIOT
S/Lt EXPERT-BESANCON
4ème compagnie
Cne CUNQ
S/Lt CLEMENT
5ème compagnie
Cne LAPOINTE
Lt LAURENT
6ème compagnie
Cne ZUBER
Lt FUMERY
S/Lt BONAVITA
S/Lt VALANZY


L’effectif du bataillon est de 21 officiers -1138 sous-officiers, caporaux et chasseurs pour le 1er échelon puis 64 pour le 2ème échelon. Le nombre de chevaux est de 98.


MISE EN ROUTE


Le général, commandant la 25ème Brigade à Rambervillers (88) reçoit du général commandant le 21ème Corps d’Armée, à 01 heure 35, un télégramme du Ministre de la guerre prescrivant d’exécuter les mesures préparatoires aux opérations no24, exercice de mobilisation, garnison  extrême frontière visée annexe 2, instruction du 15 février 1909. Ainsi, mise en place du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied et 1 peloton du 4ème Régiment de Chasseurs à cheval, portés à Celles. Dès le 29 juillet 1914, ce 21ème Bataillon de Chasseurs, troupe de couverture, quitte sa garnison de Raon-l'Étape (88) pour prendre à Celles-sur-Plaine (88), un dispositif de couverture couvrant contre une attaque brusquée de la vallée de la Plaine. Étant au cantonnement d’alerte, le bataillon reçoit l’ordre : Faites partir troupes de couverture. Le corps est mis en route le 31 juillet 1914 à 5 heures sur les emplacements approximatifs à occuper en cas de couverture. Le corps voyage à pied par route, il appartient au : 21ème Corps d’Armée, 13ème Division d‘Infanterie, 25ème Brigade d’Infanterie.

LES CHEFS DE LA 13ème DIVISION D'INFANTERIE

18/10/1873 - 16/06/1874 : général JEANNINGROS
21/12/1909 - 02/08/1911 : général CURRIERES De CASTELNAU
août 1914 : général BOURDERIAT
27 août 1914 : général BAQUET
13 octobre 1914 : général De CADOUDAL
5 juin 1915 : général MARTIN De BOUILLON
22 septembre 1918 : général TABOUIS

Fanion de la 13ème Division d'Infanterie


LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE


Q.G. à Chaumont - général BOURDERIAT - Ordre de bataille à la mobilisation

- 25ème Brigade d'infanterie - général BARBADE

-17ème Régiment d'Infanterie - (Épinal) - colonel BRUE
Régiment à la 13ème D.I. d'août 1914 à décembre 1916

-17ème Bataillon de Chasseurs à Pied - (Baccarat) - commandant CARRERE 
Bataillon à la 13ème D.I. d'août 1914 à juillet 1915

-20ème Bataillon de Chasseurs à Pied - (Baccarat) - commandant MICHAUT 
Bataillon à la 13ème D.I. d'août 1914 à décembre 1916

-21ème Bataillon de Chasseurs à Pied - (Raon l'Étape) - commandant RAUCH 
Bataillon à la 13ème D.I. d'août 1914 à décembre 1916 

- 26ème Brigade d'infanterie - colonel HAMON

-21ème Régiment d'Infanterie - (Langres) - colonel FRISCH
Régiment à la 13ème D.I. d'août 1914 à décembre 1916

-109ème Régiment d'Infanterie - (Chaumont) - colonel AUBRY
Régiment à la 13ème D.I. d'août 1914 à décembre 1916
6ème escadron du 4ème Régiment de Chasseurs à cheval
62ème Régiment d'Artillerie de campagne (R.A.C.) - (Épinal) - colonel GRIACHE
Compagnie 21/1 du 11ème Régiment du Génie


1914 MOBILISE DANS LA 21ème REGION


28 juillet – 14 août 1914
Transport par voie ferrée dans la région de Baccarat
A partir du 2 août, en couverture en rive droite de la Meurthe
Badonviller - Celles-sur-Plaine - Senones
A partir du 10 août, passage d'un dispositif de couverture à un dispositif de bataille


19 - 26 août 1914
Repli sur la Meurthe, vers Raon-l'Étape, par le Donon et la vallée de la Plaine :
Les 23 et 24 août, combats de Celles et de Badonviller
A partir du 24 août, repli vers l'est de Rambervillers : Le 25 août, combats vers Raon-l'Étape.






31 juillet - L’État-Major et les 4ème, 5ème et 6ème compagnies sont cantonnées à Celles-sur-Plaine (88). La 1ère à Badonviller (54) - La 2ème à Allarmont (88) - La 3ème aux Colins (54). À droite se trouve le 1er Bataillon de Chasseurs à Pied, à gauche le 20ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Partout, en cantonnement d‘alerte.

1er août - La 5ème compagnie du 21ème B.C.P. est envoyée à Badonviller (54) par ordre du chef de bataillon. Toute la journée arrivent les réservistes et les chevaux destinés à porter le bataillon à l‘effectif de guerre. Le 1er août, le bataillon reçoit l’ordre de mobilisation générale, le premier jour étant le dimanche 2 août.  Emplacements occupés depuis 18 heures par le 21ème Bataillon : 2ème compagnie à Badonvillers - 3ème compagnie à Celles -1ère compagnie à Allarmont.

2 août - L’effectif du bataillon après l’arrivée du 2ème échelon et les nominations motivées par la mobilisation est de 22 officiers et 1580 hommes de troupe. La 3ème compagnie a une section à la Chapelotte, la 2ème compagnie une section au Haut de la Borne. Ces sections organisent des abatis et des réseaux de fils de fer. Des patrouilles sont poussées par les 1ère et 5ème compagnies sur Val-et-Châtillon (54), Saint-Sauveur, scierie Noroy, par la 3ème compagnie sur Monchalan et Pot de Main, par la 2ème compagnie sur ferme de Ton et sur Luvigny (88). Un poste à la Bugeand est établi au Haut du Bon-Dieu. La liaison est établie avec le 1er Bataillon au col de Sialtrepoix.

3 août - Le 3 août, c’est la guerre. En cas d’attaque des troupes de la 25ème Brigade par des forces supérieures, la mission est de ralentir la marche de l’ennemi sans s’engager à fond. S’établir ensuite sur la Meurthe, en arrière du front, le 21ème B.C.P. à Laneuveville-Thiaville où il organisera une défense sur la rive gauche. En cas d’engagement, le 21ème sera refoulé sur un point que désignera le chef de bataillon. Le bataillon reçoit 6 aspirants de l’école spéciale militaire nommés sous-lieutenants. Ils reçoivent les affectations suivantes : LEMARCHAND - 1ère compagnie, DES RIEUX DE LA VILLOMBERT - 2ème compagnie, DE MIRIBEL - 3ème compagnie, FONFREIDE - 4ème compagnie, JUST - 5ème compagnie, MONTENOT - 6ème compagnie. Le 21ème Chasseurs à Pied fait connaître à 22 heures que les relations diplomatiques entre la France et l’Allemagne sont suspendues. Rien à signaler dans le secteur du 21ème Bataillon.

4 août - Le bataillon reçoit un aspirant de l’école militaire d’infanterie nommé sous-lieutenant ERPINE affecté à la 5ème compagnie. 15 heures, douze hussards ennemis sont signalés à Raon-sur-Plaine (88). 15 heures 30, colonne infanterie précédée de cavaliers signalée à Raon-sur-Plaine marchand sur Luvigny (88). Échauffourée à Raon-sur-Plaine entre une patrouille allemande du 3ème régiment de Chasseurs à cheval (environ 10 hommes) commandés par un sous-officier et douaniers de Raon-sur-Plaine. Le maréchal-des-logis commandant la patrouille allemande est blessé par les douaniers MANGIN et DESVALLEES. Toute la patrouille fait demi tour et regagne la frontière  emmenant le sous-officier blessé. Une reconnaissance d’officier (lieutenant LAVOCAT) est envoyée à bicyclette à Raon-sur-Plaine à la nuit tombée et va jusqu’à 200 mètres de la frontière sur la route du Donon. Elle rapporte le  harnachement et des objets d’équipement du sous-officier blessé.

5 août - A 3 heures 45, les emplacements de jour sont pris. Une compagnies aux tranchées, une autre en réserve. Les cavaliers sont envoyés en observation à Petitmont. Une reconnaissance d’officier à pied fouille la région Saussenrupt, Val et Châtillon (54). Jusqu’à 10 heures, il est signalé des patrouilles de cavalerie dans la région de Cirey-sur-Vezouze. A partir de 10 heures, les renseignements annoncent successivement l’activités de patrouilles allemandes du Nord vers le Sud. Les bureaux de téléphones de Blâmont, Cirey, Petitmont sont  successivement coupés au passage des patrouilles allemandes puis rétablis. Vers 10 heures, cette activité s’accentue et s’étend à Sausserupt et Petitmont. La patrouille de cavalerie en observation en ce point est enfermée dans le village mais continue à observer et à transmettre ses renseignements. Les patrouilles allemandes sont fournies par un escadron (150 à 200 cavaliers, en reconnaissance dans la région de Cirey, Petitmont. Un fort groupe évalué à 50 cavaliers marche de Cirey et Haubouey sur Bréménil. Le poste de ce point prévenu par téléphone accueille par un feu violent les premiers éléments qui se replient en désordre vers Cirey. De ce  moment jusqu’à 19 heures, cet escadron de cavalerie, le 4ème escadron du 15ème Régiment de Dragons de Silésie parcourt la campagne maltraitant les habitants, menaçant les notables pour obtenir des renseignements permettant ainsi à la patrouille de Chasseurs à cheval de prendre le large.  Nuit tranquille. A 00 heure 40, un renseignement de la reconnaissance du lieutenant MEYER faisait connaître que les cavaliers vus dans la journée n’étaient suivis par rien et qu’il avait circulé derrière eux sans  encombre. Enfin à 3 heures 30, les emplacements de jour sont repris.

6 août - Effectif du 21ème B.C.P. à cette date : 25 officiers – 1537 sous officiers et chasseurs. A la nuit tombée, une patrouille de cavalerie ennemie venant de Raon-sur-Plaine par la route se heurte au poste de Vexaincourt (88). Elle a un cavalier blessé dont le sabre reste. A 20 heures, une patrouille ennemie de quatre cavaliers (un officier, un sous-officier, deux chasseurs) venant par le chemin de Prayé arrive à Vexaincourt. Elle a un cavalier tué qui reste sur place. Cette patrouille appartient au 2ème escadron du 3ème régiment de Chasseurs à cheval comme la patrouille qui a eu un sous-officier tué le 4 août à Raon-sur-Plaine.

7 août - Dès le 7 août, sitôt reçus les ordres du général DUBAIL, la 43ème Division dont fait partie le 21ème Chasseurs du 21ème Corps d'Armée, se porte vers les cols du Bonhomme et de Sainte-Marie (67). Ce n'est qu'après de durs combats que nos soldats assissent à occuper les passages. Le 21ème Bataillon de Chasseurs enlève brillamment le col de Saâles. Vers Saint-Blaise-la-Roche, dans la vallée, le 1er bataillon de Chasseurs mène une action brillante : les soldats du 132ème Régiment d’Infanterie allemande s'enfuit devant ces Diables bleus qui leurs arrachent leur drapeau.

DÉTACHEMENT DE BADONVILLER (54)
Cne SERENIS (1ère) LAPOINTE (S/Lt)


Les emplacements de jour sont pris à 4 heures du matin. Dès 6 heures, des patrouilles de cavalerie ennemie sont signalées au bois de la Haie de Trace. 
A partir de ce moment leurs mouvements sont suivis par notre patrouille de cavalerie, par les différents voyeurs des postes qui communiquent par téléphones et enfin par une reconnaissance envoyée dans la soirée sous les ordres du lieutenant LAURENT comprenant un sous-officier, six chasseurs et deux cavaliers qui fouillent la région Saint-Sauveur,Val et Châtillon et Pârux. Du faisceau de renseignements recueillis, il résulte que les allemands élèvent des rebranchements dans la région de Cogney, Frémonville ; qu’ils occupent Haubouey avec des troupes de toutes armes et qu’un fort rassemblement serait à la Haute Seille ; qu’ils ont simplement des patrouilles de cavalerie dans la région du bois de Trace et enfin qu’ils ont barricadé les chemins autour de Lafrimbolle et que sous peu une colonne de 1000 hommes passerait la frontière à Lafrimbolle. Les seuls incidents notables de la journée sont : 7 heures, passage d’un monoplan français dirigeant sur Strasbourg. La reconnaissance du lieutenant LAURENT a, par deux fois, rencontré des patrouilles ennemies dans la matinée vers les bois de la Haie Trace. 
Elle a blessé un officier qu’elle n’a pu rejoindre et elle a pu pousser sans être inquiétée jusqu’à l’ntrée de Cirey. 

DÉTACHEMENT DES COLLINS (54)
Cne GAITET (3ème)

Le poste du sergent BOURGEOIS (3ème) à Fourchus Lair capture le 6 août vers 18 heures dans les bois de Val et Châtillon, un dragon allemand du 13ème régiment, 4ème escadron. 
Du poste de Fourchue Lair, BOURGEOIS allait se ravitailler de pain à Val et Châtillon. Il aperçoit une quinzaine de dragons descendant sur Val et Châtillon. La patrouille ouvre le feu, blesse un home qui s’enfuit. Son cheval est tué net. Le restant de la patrouille allemande fait demi-tour et s’enfuit sur Petitmont.


DÉTACHEMENT D'ALLARMONT (88)
Cne RANCILLARD (2ème)
Le 21ème B.C.P. à ALLARMONT (88)

Une patrouille de la 2ème compagnie troupe vers 14 heures entre la Maix et Vexaincourt. Deux chevaux du 3ème Régiment de Chasseurs à cheval allemand abandonnés dans le bois. Elle s’empare des deux chevaux et les ramène à Allarmont.

8 août - D’après les renseignements donnés par une patrouille du 21ème qui avait rencontré les douaniers de Prayé, une soixantaine de cavaliers seraient allés au Prayé vers 9 heures 30 pour  piller la maison et détruit l’appareil téléphonique. En outre, le 1er bataillon a téléphoné que d’après un douanier, de la cavalerie et de l’infanterie étaient allées à Prayé. Un lieutenant commandant le  peloton du 4ème Chasseurs à cheval soutenu par quinze chasseurs à pied est envoyé pour voir ce qu’il y avait au Prayé. A 17 heures 15, cette reconnaissance apprend qu’une cinquantaine de cavaliers étaient venus du Prayé et en étaient partis après avoir pillés la maison et détruits les appareils téléphoniques. D’autre part, les habitants signalaient de la cavalerie et de l’infanterie descendant du Donon sur Raon-sur-Plaine. Le lieutenant LAVOCAT  est envoyé à Raon-sur-Plaine. Là, à 18 heures 45, il apprend qu’une quarantaine d’allemands étaient venus faire quelques dégâts et s’étaient battus entre eux, d’où deux morts et un blessé que leurs camarades ont emportés sur une charrette. Les allemands annonçaient le 10ème Corps d’Armée pour le 10 août.

9 août - Une patrouille passant à Prayé vers 14 heures, y a vu un escadron de Chasseurs à cheval allemand. Les deux compagnies rejoignent le bataillon à Celles vers 16 heures par ordre de la 13ème Division, en vue d‘une opération intérieure à laquelle doit prendre part le 21ème Bataillon de Chasseurs. A 21 heures 30, le bataillon reçoit le télégramme suivant du 21ème Corps d’Armée : 21ème Corps d’Armée à commandant du 21ème Bataillon – Collet – Toutes les troupes au Corps d’Armée conserveront demain 10 heures leur emplacement actuel et y attendront de nouveaux ordres. Le bataillon reçoit le sous-lieutenant de réserve SENGELEN qui est affecté à l’État-major comme officier adjoint au chef de Corps.

10 août - Le bataillon cherche à rester en liaison avec Badonviller (54). A 8 heures 30, une patrouille commandée par un brigadier est envoyée en liaison avec le 20ème Bataillon. Le brigadier voit le commandant du 20ème Bataillon à 10 heures 30. Un caporal du 20ème fait savoir à 11 heures 30, par écrit, que le 20ème Bataillon se retire de   Badonviller à 12 heures 30. Le lieutenant de cavalerie (4 chasseurs) CHARVIN est envoyé pour se mettre en liaison avec le 20ème bataillon et reconnaître les forces ennemies qui avaient débordé Badonviller vers la droite. A 14 heures 45, il rencontre des éléments du 20ème Bataillon à la sortie Nord de Fenneviller (54) et apprend que Badonviller est tenu par le 20ème. A 13 heures 30, le général de Division donne l’ordre d’envoyer une compagnie à Raon l’Étape (88) pour garder les ponts. La 1ère compagnie est envoyée. Reçu à 14 heures 45, le télégramme suivant du 21ème Corps : 21ème Corps à 21ème bataillon de Chasseurs à Pied à Celles no 83. L’ennemi est maître de Badonviller prenez toutes dispositions pour tenir Raon l’Étape et assurer défense de ce point de passage. Les unités qui ne pourraient se retirer sur ce point prendront leur direction de repli sur Senones. La 6ème compagnie est envoyée à 15 heures 30 à la croix Lamarre, croisée des chemins de Pierre-Percée (54) à Pexonne (54) et Fenneviller (54) avec ordre de retarder l‘ennemi qui se  porterait de Badonviller (54) à Raon l’Etape (88). A 18 heures, la 13ème Division fait demander si Neufmaisons (54) est occupée par l’ennemi. Le sous-lieutenant de réserve SENGELEN est envoyé à Neufmaisons où il ne trouve rien et se met en liaison avec le 20ème Bataillon à Fenneviller et trouve des sentinelles ennemies devant Badonviller. A 19 heures, reçu le télégramme suivant du 21ème Corps d’Armée 21ème Corps d’Armée à général commandant 21ème Brigade – MERVILLES à commandant 21ème Bataillon Chasseurs, Celles no 90. Les troupes resteront sur les emplacements qu’elles occupent actuellement et notamment au col d’Hermenpaire et du Lac en cantonnement d’alerte au bivouac. Vers 6 heures, une patrouille de la 2ème compagnie envoyée à Prayé est aperçue par une vedette ennemie qui a aussitôt donné l’alerte. Une trentaine de coups de fusils sont tirés sur la patrouille sans lui causer aucun dégâts; poursuivie par des cavaliers la patrouille de la 2ème compagnie se retire sur le Haut du Bon-Dieu.

11 août - 6 heures 40. Maison forestière du Prayé  brûle ainsi qu’une partie des bois qui l’environne. Fusillade entre Fenneviller et Badonviller. 9 heures 45, la compagnie ZUBER (6ème) à croix Lamarre est en liaison avec le 20ème Bataillon. 13 heures 30, l’attaque de la 21ème Brigade doit être renforcée par la 16ème Division. Le sous-lieutenant SENGELEN est envoyé pour se mettre en relations avec le général commandant la 21ème Brigade. Reçu de la 13ème Division par le sergent-major SCHWEIDENHMMER l’ordre pour le bataillon de se tenir prêt à marcher sur Prayé. 17 heures, l’ordre est donné à la compagnie ZUBER (6ème) de rentrer à Celles ; le renforcement de l’attaque de la 25ème Brigade rendant inutile le rôle de cette compagnie qui était de couvrir Raon l’Étape. 17 heures 30. Reçu le télégramme suivant du 21ème Corps d’Armée : 21ème Corps d’Armée à 21ème Bataillon Chasseurs - Celles - 57ème Bataillon de Chasseurs sera poussé, 12 août sur  Épinal et Raon l’Étape pour y relever compagnie 21ème Bataillon Chasseurs gardant les passages. La compagnie ZUBER (6ème) coupe la droite du 20ème Bataillon sans s’engager et ne s’arrête qu’à la petite Hablotte. La retraite de l’ennemi au-delà de Badonviller ne faisant aucun doute, la compagnie ZUBER (6ème) quitte à 22 heures la petite Mablotte et va bivouaquer à la Chapellotte pour revenir au jour à Celles. Rien n’a été signalé dans la nuit.

12 août - Le matin, le poste de la Chapelotte envoie une patrouille dans la direction de Badonviller. Cette patrouille rencontre l’ennemi vers la petite Mablotte et doit se rejeter dans le bois. 9 heures 30, recu les renseignements suivants du capitaine DE MONTMARIN daté de 8 heures 15 : La 25ème Brigade attaquée très violemment ce matin dans le couloir Badonviller - Pexonne a du abandonner Badonviller et se replie actuellement vers le Sud-Ouest. L’escadron a pour mission de couvrir son flanc Est et se trouve actuellement à la liaison des chemins Badonviller - Raon l’Étape - Pexonne et Pierre Percée. Mon intention si j’y suis forcé, est de me replier sur la ferme de la Pile. 10 heures, le brigadier SCHYVANDER du 4ème Chasseurs à cheval est envoyé voir si l’ennemi occupe toujours Badonviller. 11 heures, le brigadier SCHYVANDER du 4ème Chasseurs à cheval est envoyé en patrouille à Croix Lamarre et Pexonne. 12 heures, reçu du brigadier ROBELIN, un renseignement disant qu’il n’a pu dépasser la petite Mablotte mais a vu de l’infanterie bavaroise en marche de Badonviller sur Fenneviller. Le brigadier a chargé une patrouille ennemie qui s’est enfuie en abandonnant les papiers d’un officier en particulier le livret de solde d’un lieutenant du 8ème chevaux légers bavarois Lt EMSLANDER. Le livret de solde a été envoyé 25ème Brigade. Ces papiers n’ont pas d’intérêt. 12 heures 30, reçu du brigadier SCHYVANDER du 4ème Régiment de Chasseurs à cheval avise qu’il n’y avait rien à la Croix Lamarre. 13 heures, le lieutenant de cavalerie CHARVIN est envoyé pour se mettre en liaison avec le Neufmaisons. 13 heures 30, le brigadier SCHYVANDER du 4ème Chasseurs à cheval rapporte au capitaine DE MONTMARIN rencontré à 13 heures le renseignement suivant Les troupes de couvertures repassent la Meurthe. 14 heures, la 6ème compagnie est envoyée à tenir la crête boisée entre Pexonne et Capenamoulin. A ce moment, un incident détruit les communications téléphoniques et télégraphiques avec Raon l’Étape et par suite avec la Brigade, la Division et le Corps d’Armée. Cette interruption portant sur plusieurs fils paraît attribuable à l’ennemi. Le gros du bataillon est conservé à Celles sans exécuter de mouvement de repli sur Raon l’Étape. 16 heures 25, le lieutenant du 4ème Chasseurs à cheval CHARVIN, rentrant de reconnaissance, signale qu’il n’a vu ni français ni allemands à Neufmaisons. Il a rencontré le lieutenant LAVIGNON blessé. Vers 17 heures, les communications électriques sont rétablies. 17 heures, le général commandant le 21ème Corps d’Armée transmet par téléphone les ordres  suivants : La 25ème Brigade reste sur ses emplacements, le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied également le garder fortement dans la direction dangereuse. Le 21ème Bataillon de Chasseurs recevra le 13 août des ordres pour une mise en route ultérieure. La brigade BARBADE également. La brigade BARBADE marchera vraisemblablement derrière le bataillon. Direction : le Donon par la vallée de la Plaine. Ce soir, tenir à tout prix Allarmont, y mettre au besoin deux compagnies. Cet ordre est apporté de Raon l’Étape en outre. 19 heures, reçu les renseignements suivants de la 13ème Division d’Infanterie datés de Saint-Stail. 12 août, 18 heures 30 : La situation est la suivante à la date du 12. La 25 Brigade est à Saint-Stail. Ses détachements à la crête des Vosges tiennent les Baraques et doivent occuper ce soir Château Saint-Louis et le Hantz. Les nouvelles de ce dernier col ne sont pas encore parvenues. La 43ème Division est à Saâles progressant dans les directions de Bourg Bruche et Orbey. Deux compagnies du 21ème d’Infanterie (Cdt GENSELIT) sont à Senones surveillant la vallée du Rabodeau. Votre rôle est de vous maintenir dans la vallée de la Plaine en restant en liaison constante avec Senones. Sur la Meurthe, le 57ème Bataillon a du occuper Raon l’Étape et Etival. Renseignez-moi sur tout évènement qui serait signalé dans la vallée de Celles et surtout nouvelles venant de Luvigny et du Prayé. Vous me ferez connaître également si les liaisons sont toujours assurées avec les éléments qui sont à votre droite et à votre gauche.